Dans le cadre de l’Année Molière et des Journées européennes du Patrimoine les 17 et 18 septembre 2022 la Compagnie Benoît Marbot implantée à Courbevoie depuis 1986 donnera deux représentations exceptionnelles de son spectacle Molière ou l’Ultime Insistance au Théâtre de Verdure dans le Parc de Bécon-les-Bruyères (156 bd Saint-Denis - 92400 Courbevoie) le samedi 17 septembre 2022 de 20h à 21h30 et le dimanche 18 septembre 2022 de 15h à 16h30. Représentations susceptibles d’être annulées en cas de pluie. Entrée libre. Pas de réservation. Accueil dans la limite des places disponibles.

 

 

 

 

 

* Résumé

 

Octobre 1672. Molière est malade. Le roi ne le connaît plus. Colbert lui retire sa pension. Les intrigues de Lully le ruinent. Son fils meurt. Sa dernière pièce est un échec.

 

Mais Armande qu’il adore est là qui le regarde. Pour elle, pour eux, pour nous, il va faire un ultime effort.

 

 

 

 

 

* Note d’intention

 

Au vieux Roi Soleil qui lui demandait quel serait le plus grand écrivain de son règne, Boileau répondit sans hésiter « Molière, Sire ! » Et Louis XIV fut surpris d’entendre le nom de cet homme qu’il avait complètement oublié…

 

Molière, nous le connaissons tous. Nous l’avons découvert à l’école et nous nous étonnons de le redécouvrir encore. Goethe disait qu’on ne le relit jamais assez. C’est vrai : quel auteur !

 

Mais Molière n’eût pas été Molière sans Mademoiselle Molière. Armande Béjart, sa femme, fut non seulement son actrice préférée, sa partenaire et dernière compagne mais aussi sa muse, son grand amour.

 

Elle lui doit ses plus beaux rôles. Lui, ses plus belles pièces. Parce que leur théâtre est une leçon, parce que le théâtre doit être une leçon d’amour, il fallait que cela fût dit.

 

Benoît Marbot

 

* La pièce

 

Molière ou l’Ultime Insistance de Benoît Marbot a été créée au Théâtre des Roues (Avignon) et à l’Espace Carpeaux (Courbevoie) en 1997 puis reprise au Théâtre du Lucernaire (Paris) et au Centre Culturel de Courbevoie ainsi que dans de nombreuses villes de province (Granville, Biarritz, Saint-Laurent du Var, Montigny-le-Bretonneux, Saint-Cloud, Villepreux…) jusqu’en février 2000.

 

La pièce vient d’être rééditée aux Editions Les Mandarines.

 

 

 

 

 

* L’auteur

 

Benoît Marbot est né en 1961 à Paris. Il met en scène ses propres textes mais aussi Molière, Marivaux, Courteline, Labiche, Mirbeau... Licencié ès lettres et en philosophie, il dirige le groupe théâtral de l’Université de Nanterre puis part deux ans au Japon dans le cadre de la Coopération animer la troupe de l’Institut Franco-japonais de Fukuoka. A son retour, il s’installe à Courbevoie et crée sa propre compagnie qui, subventionnée par la Ville de Courbevoie et le Conseil Général des Hauts-de-Seine, poursuit depuis plus de trente ans une double activité d’action en milieu scolaire et de création contemporaine. Toutes ses pièces sont publiées, plusieurs sont souvent rejouées, certaines ont été traduites et jouées à l’étranger. Il a reçu en 1988 une bourse du Centre National des Lettres et en 1994 une aide à la traduction de la Fondation Beaumarchais.

 

La presse a déjà salué la singularité de son écriture : des situations fortes, des personnages vivants, un dialogue insolite où se côtoient la tendresse et la cruauté, l’humour et la dérision.

 

* Les comédiens

 


 

THÉO HUREL [Molière] Après avoir obtenu une licence puis une maîtrise en Études théâtrales à l’Université de Picardie Jules Verne d'Amiens, Théo intègre en 2015 la section Art dramatique du Conservatoire à Rayonnement Régional d’Amiens puis en 2019 la Jeune Troupe du Théâtre des Îlets (Centre Dramatique National de Montluçon) et l’École Supérieure de Comédiens par l'Alternance (ESCA) d’Asnières. Il met en scène de la pièce d'Adeline Picault Parking à la Maison de la culture d'Amiens dans le cadre du Festival Tendance Europe puis joue dans Platonov d'Anton Tchekhov sous la direction de Paul Desveaux au Théâtre de l'Aquarium et dans Peines d'amour perdues de William Shakespeare mis en scène par Hervé Van der Meulen au Théâtre Montansier de Versailles et au Studio-Théâtre d’Asnières. Il se produit aussi dans le spectacle de Laura Mariani En Miettes - Variations autour de Ionesco en tournée dans le Grand Est puis dans Box-Office (Speed-the-Plow) de David Mamet sous la direction de Yasmine Modestine au Studio Théâtre d’Asnières et en Avignon OFF avec les compagnies Ex Aequo et Pipo Comédien. On l’a vu arécemment dans le Rabelais de Jean-Louis Barrault mis en scène par Hervé Van der Meulen à Paris au Théâtre 13.

 

 

 

CLÉO SÉNIA [Armande] D’abord pianiste au C.R.R de Nancy, elle découvre l’art dramatique avec Sylvia Bergé, sociétaire de la Comédie Française, et poursuit sa formation au Studio-théâtre puis à l’E.S.C.A. d’Asnières Elle joue notamment dans La Double Inconstance de Marivaux mis en scène par René Loyon puis dans deux spectacles écrits et mis en scène par Daniel Colas au Théâtre du Petit Saint-Martin : Brasseur et les enfants du paradis et La Louve. Elle participe au Cabaret sous les balcons mis en scène par Léna Bréban, spectacle itinérant destiné aux personnes âgées des EHPAD ainsi qu’au personnel soignant. On lui propose ensuite le rôle de Gaby Deslys, la première icône du Music-Hall dans le biopic musical de Jean-Christophe Born Gaby la magnifique en tournée à Marseille et dans le Sud de la France. Passionnée par l’univers de la revue, elle crée avec Anne-Laure Bonet le duo des Sœurs Papilles qui se produit en spectacle et pour des maisons de haute couture. En s’associant « Aux Belles Poules » le dernier décor de lupanar parisien en 2019, elles proposent des conférences spectacles immersives retraçant l’histoire des Maisons closes. Sœurs Papilles composé par Jean-Marie Sénia est joué en 2021 à la Comédie Bastille puis au Théâtre des Corps Saints (Avignon off 202) et sera repris au théâtre du Lucernaire pour les fêtes de fin d’année 2022. Produite par l’Espace des Arts (Scène nationale de Chalon-sur-Saône) elle écrit aussi avec son complice Alexandre Zambeaux un spectacle musical sur Colette qui sera joué en septembre dans une mise en scène de Léna Bréban.

 

 

 


* La compagnie

 

Troupe théâtrale professionnelle, la Compagnie Benoît Marbot aura fêté en 2016 ses 30 ans d’existence ! Implantée à Courbevoie depuis 1986, elle est dirigée par un auteur et se consacre essentiellement à la création contemporaine. Par le biais d’animation en milieu scolaire, elle initie aussi les jeunes au théâtre et contribue à la promotion du répertoire français. Son activité s’exerce plus particulièrement à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine et en région parisienne mais elle présente aussi des spectacles dans toute la France et participe régulièrement à plusieurs festivals.

 

 

* Le décor & les costumes

 

Après des études à l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Lille, Philippe Varache joue beaucoup au théâtre à raison de plusieurs pièces par an. Parallèlement, attiré par l’ensemble des corps de métiers de la profession, il passe de l’autre coté en se mettant à la mise en scène, à la scénographie, au costume. Il cumule ces différentes disciplines et après avoir enseigné le costume de spectacle à l’A.T.E.C. (école placée sous le patronage d’Yves Saint Laurent), il reprend la direction de cette formation et son administration au sein de Tabarmukk.

 

Tabarmukk propose essentiellement une formation de costumier de théâtre mais participe également à des spectacles, visites, animations, ateliers et conférences proposés dans les hôpitaux, les prisons, les foyers de personnes âgées, de travailleurs immigrés ou d’étudiants. Sous la direction de Philippe Varache, Tabarmukk a travaillé ces dernières années avec Gilles Langlois, Carlotta Cléricci, Jean Quercy, Mitch Hooper, Hubert Benhamdine, Olivier Couder, Anne Coutureau, Jean-Claude Seguin, Jean-Luc Borras, Bruno de la Salle, Jacques Décombe, Eric Morin, Anne-Marie Philipe…

* La presse

 

« Benoît Marbot imagine l'une des dernières soirées entre Molière et la trop jeune Armande. Le Roi, mais surtout la meute des courtisans relèguent Molière dans les vestiaires de la disgrâce, le pays s'enfonce dans une déconfiture économique et politique alarmante. [...] Molière, affecté d'une toux persistante, refuse de consulter un médecin et s'échine à terminer son Malade imaginaire. Sa source créatrice s'épuise, il en est réduit à se piller lui-même. Confidente attentive, Armande l'aide comme elle peut. Mais Benoît Marbot est un auteur à part entière. Il s'empare du sujet, gratte le vernis poussiéreux qui encrasse notre grand classique, montre un homme face à ses doutes, à ses angoisses, à ses jalousies. [...] Marbot met lui-même en scène ce face-à-face amoureux et révolté. Il conduit ses comédiens avec une tendresse évidente. Ils le lui rendent bien. »   Jean-Louis Châles LA MARSEILLAISE

 

"Molière, la mort et la création. La nouvelle pièce de Benoît Marbot, qui signe également la mise en scène, est une réussite totale."   Nathalie de Maille  LE PROVENCAL

 

"Un des spectacles du Off à ne pas manquer !"  Gil Chauveau  LA REVUE DU SPECTACLE

 

"Benoît Marbot a imaginé ces dernières soirées entre Molière et Armande : une performance d'auteur quand il s'agit de retrouver l'écriture du XVIIe siècle, ses richesses, ses constructions, sa musique. L'aspect intéressant de la pièce était le travail fait sur Molière au-delà du personnage connu : son humanité, ses faiblesses, ses limites, ses désespérances. A noter aussi la qualité de jeu des acteurs qui nous ont ravis." Hubert Ruiz  L'OLIVIE

 

"Allez donc voir au Lucernaire la dernière pièce de Benoît Marbot, Molière ou l'Ultime insistance, c'est un vrai petit trésor d'écriture [...]. Ses personnages sont d'une épaisseur et d'une densité pleines d'humanité, avec ses angoisses et sa tendresse, traversée par l'amertume des jours enfuis et l'humour qui permet d'extraire la poésie du quotidien." Emmanuel Saint-Jean  PRESENT

 

"Tout écrivain qui, dans sa vie comme dans son ouvre, s'oppose à la morale, donc aux règles politiques, de l'ordre établi, se transmute au fil des siècles en un combattant subversif engagé en alerte au plus près des générations à venir. Molière, sentant sa mort prochaine, s'explique, en une ultime scène de ménage, tout en sereine douceur en finale avec la femme de sa vie : Armande sur les déceptions et abandons dont il est accablé. Octobre 1672. Molière est un malade - non imaginaire - qui s'insurge contre l'ignorance de cuistres prétentieux que sont les médecins de son temps, qu'il accuse de le soigner avec de sournoises arrière-pensées : " Crève, Molière, crève, ça t'apprendra à te moquer de la Faculté. " Seule sa femme l'assiste vraiment lors de ses quintes de toux avec crachements de sang ("Armande, mon repos n'est qu'en toi "). Ce n'est pas tout, des cabales de courtisans incitent le roi à lui retirer son soutien et même à ne pas lui accorder une audience. Colbert lui supprime sa pension. Les intrigues de Lully le ruinent. Son fils se meurt. Sa dernière comédie est mal accueillie. Armande parviendra-t-elle en une " ultime insistance " (c'est le titre de cette substantielle courte pièce de Benoît Marbot) à convaincre Jean-Baptiste de livrer un dernier combat, qui pourrait en annoncer d'autres pour " après " ? La création contre la mort.                                                        Roger Maria  L’Humanité.fr

"Molière nous offre avec tendresse et cruauté, farce et poésie, le portrait d'un homme seul face à la création. Armande arriviste et cruelle n'aime pas son mari et mène une vie galante facile. Leur dialogue difficile est émouvant."                                     Simone Vidal  L'AMI DU VINGTIEME

 

 

 

 

 

 

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